Du XVIe au XIXe siècle

Du XVIe au XIXe siècle

Quand les Bénédictins s’en mêlent

Avec cette période arrive le développement de Dinan. On érige des Hôtels particuliers, on restaure des couvents, on construit un viaduc.. Sans oublier l’arrivée d’une gare et avec elle des touristes !

Au XVIe siècle : En 1598, Dinan renie le Duc de Mercoeur, ligueur rebelle à son roi, et se rallie aux troupes d’Henri IV. Cette date marque le déclin de la forteresse devenue inutile et le début d’un long mépris pour ces fortifications.

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Les Cordeliers - Dinan

On restaure le couvent des Cordeliers (fondé en 1241) et celui des Dominicains (fondé en 1224).

En 1665, les Dominicaines viennent occuper leur couvent derrière les remparts Est de Dinan.

De 1628 à 1662, le couvent des Bénédictines est construit. Il deviendra plus tard le collège où étudieront Chateaubriand, Surcouf, Broussais, Pavie et tant d’autres. Dinan suit alors l’évolution des villes moyennes.

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Les remparts de Dinan

A partir de 1765, deux tombereaux passent deux fois par semaine pour dégager les rues des immondices.

Au cours du XVIIIe siècle, la riche bourgeoisie dinannaise fait construire de luxueux et beaux hôtels particuliers : rue de la Poissonnerie, de la Lainerie, Grand’rue, Place du Champs, etc.

Dès l’an II (1794) de la République, les animaux (cochons, chèvres, poules, oies et canards) sont interdits dans les rues de Dinan.

En l’an VIII (1800), un arrêté du Maire menace de sanctions les habitants qui jetteront par la fenêtre « eaux, urine et toutes matières fétides ».

Commencée en 1846, l’installation de l’éclairage au gaz est terminée le 18 janvier 1870.

En 1852, un élégant viaduc enjambe la Rance mais détourne le trafic du centre de la vieille ville, tandis qu’en 1879 la première gare de Dinan crée un pôle d’attraction en dehors des murs.

En février 1907, un incendie ravage les maisons « à porches » du XVIe siècle, place des Cordeliers.

La mort de ses nombreux enfants au cours de la Grande Guerre, la perte de ses fils sur tous les champs de bataille du globe au cours de la Seconde Guerre mondiale, les bombardements d’août 1944 n’ont pas entamé la volonté de Dinan d’assurer son avenir dans le respect de son brillant passé.

Des dizaines de milliers de visiteurs viennent et reviennent chaque année dans la cité médiévale de Dinan, par la route, le rail et la Rance. Ils peuvent rêver longuement sur les remparts, visiter le château-musée, flâner dans les ruelles restaurées, admirer les églises, le beffroi, les anciens couvents, se reposer dans les jardins ombragés et fleuris, fureter dans les 70 000 volumes de la bibliothèque municipale, déguster une spécialité ou savourer la cuisine d’un grand chef...